Health Matters: The Dawson and Harrington Families at Home

Annmarie Adams, Peter Gossage

Abstract


This article focuses on the spaces associated with the extended family of John William and Margaret Dawson, particularly their nine-room, two-storey home at 293 University Street in Montreal. The Dawsons purchased their retirement house in 1893, as well as the house next door for their daughter, Anna, her husband, chemistry professor Bernard Harrington, and their eight children. The two houses are rich sources on how two generations lived together and separately simultaneously. The rich archival legacy of the Dawsons illustrates how Anna Harrington organized her house to regulate her children’s health, especially that of her son Eric, who suffered from a series of ailments and died in 1894.  “Health Matters” contributes to our growing understanding of the architecture and material culture of childhood by modeling an interdisciplinary method drawn from architectural and social history. Secondly, it argues that mothers directed their movements according to the condition of children; furthermore, it looks at how children organized household and backyard spaces, completely independently from adults; and finally, it shows how extended families constructed sophisticated boundaries while living in a decidedly fluid, pre-modern way.


Resumé

Ce texte présente une exploration des espaces associés à la famille élargie de John William et Margaret Dawson, dont notamment leur maison de neuf pièces sur deux étages, située au 293, rue University à Montréal. Les Dawson acquièrent cette maison en 1893 pour y vivre pendant leur retraite. Ils achètent en même temps la maison voisine pour héberger leur fille Anna, son mari Bernard Harrington, professeur de chimie, et leurs huit enfants. Les deux maisons constituent une documentation très riche sur la manière dont deux générations peuvent vivre ensemble et séparément en même temps. Le patrimoine archivistique de la famille Dawson fait ressortir la manière dont Anna Harrington organise sa vie domestique afin de réguler la santé de ses enfants et surtout celle de son fils Eric, qui souffre d’une série de maladies avant d’en mourir en 1894. À partir d’une méthode interdisciplinaire située au carrefour de l’histoire sociale et de l’histoire de l’architecture, “Health Matters” ajoute à nos connaissances de l’architecture et de la culture matérielle de l’enfance. Le texte suggère à quel point les mères agissent en fonction de la condition des enfants et démontre comment les enfants organisent parfois, à l’abri de toute intervention des parents, des espaces de la maison et du jardin. Enfin, il démontre la façon dont la famille élargie peut ériger des frontières internes complexes, tout en vivant d’une manière fluide, définitivement pré-moderne.



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ISSN: 0838-2026